L’agriculture conventionnelle peux-elle produire autre chose que des aliments toxiques? Alors que s’ouvre le 51ème Salon l’Agriculture, France Culture interroge Gérard Ducerf, l’une des 3 voix du “Manifeste Gourmand des Herbes Folles”, 368p ed. Toucan, dans l’émission Terre à Terre : quel est l’impact de l’agriculture sur notre santé, aujourd’hui?
En quelques mot Gérard Ducerf, ancien agriculteur et botaniste, rappelle, simplement et clairement, les bases de la science de la nature et de la vie. Une agriculture non toxique… Le “Manifeste Gourmand des Herbes Folles” est sorti cette année, justement pour tenter de réconcilier l’agriculture avec la nature; notre santé en dépend, comme la productivité et les rendements aussi. Tout commence en respectant le sol : un être complexe, qui recèle une biodiversité d’être et de composant incroyable qu’il est possible de mettre au service de la production de nos aliments.
Or, nous compactons le sol, nous l’aspergeons de produits toxiques, de chaux, nous détruisons sa vie bactérienne, nous destructurons les limons et les argiles… les argiles qui sont des silicates d’alumines, se transforment en ions de silice et d’aluminium Al3+, ultra toxiques… cancérigènes. Mais les produits modernes font que la plante pousse quand même et ce chargent d’aluminium… que nous mangeons.
Les Herbes Folles, en poussant spontanément sont des indicateurs de la qualité des sols. C’est elles qui nous permettent de diagnostiquer l’état des sols et de proposer des solutions durables aux agriculteurs, pour qu’ils diminuent leurs investissements et obtiennent des rendements meilleurs et des aliments sains, grâce à une meilleure intelligence avec la nature; une meilleure connaissance des cycles de vie dont ils dépendent.
Moins d’incertitude, plus de contrôle, plus de sérénité et des cultures de grandes qualités nutritionnelle et de biodiversité.
Ecoutez, cela fait du bien.
Si l’on n’a toujours rien trouvé de sérieux pour soigner cette maladie cryptogamique très grave, il est désormais possible de s’en prévenir par un traitement systémique simple. Le traitement est à effectuer à l’automne ou au printemps.
Elle est causée par un champignon qui provient du sol le Ceratocystis platani. Il est originaire des USA et comme il est apparu en France après la seconde guerre mondiale, on soupçone les caisses d’armement américaines… Il faut dire aussi que le biotope originel du platane commun d’Europe est l’Irak. qu’il a été introduit en Europe à la fin du XV° siècle pour vraiment commencer à devenir l’arbre des bords de route à partir du XVIII°.
Ces pathogènes violents profite souvent de l’absence de mycorizes pour s’installer; ces êtres qui vivent en symbiose avec les arbres pour échanger nourriture et principes actifs de santé contre le carbone de la photosynthèse. Ces mycorizes disparaissent le plus souvent avec le labour, l’épandage d’herbicide et de fongicide sur les allées du platane, le tassement du sol par un passage fréquent, la construction d’un route sur le système racinaire de l’arbre… Donc si vous avez des platanes encore sains donner leur un peu de myceliums cela ne peut leur faire que du bien.
Pour les installer il leur faut des graines prêtes à germer sur lesquelles ils pourront s’appuyer pour se développer et une température entre 12 et 18° pendant 10 jours, le temps de s’adapter; attention car à des températures supérieures les moisissures, leurs pires ennemis prennent le dessus et les dévorent.
Les mycelium ne s’installeront pas directement sur les racines du platane, la plupart du temps la place et déjà prise, souvent par des bactéries, mais si ils ont quelque chose d’intéressant à lui proposer, ils pourront être acceptés et s’y faire une place. L’ail avec ses principes sulfatés antifongiques naturels et sélectifs m’a semblé un parfait hôte pour ces êtres, on pourrait croire qu’il est totalement fongique; en réalité il ne doit pas l’être sur les mycorhizes du sol car j’ai souvent remarqué des filets blancs de mycelium sur les racines des plus beaux aulx.
Je compte 3 à 5 dents d’ail selon la taille de l’arbre et environ 10 c à s de spores pour 300 dents.
Il faut toujours manipuler les myceliium avec un masque et des gants et changer de vêtements ou mettre un blouse.
Ces spores de mycelium sont commandés par mes soins auprès d’un laboratoire de mycologie : il y a des chmapignons endomychoriziens, qui partagent leur ADN avec les racines des plantes, des ectomychorize qui restent en superficie des racines, auxquels j’ajoute les bactéries qui vivent avec eux et des champignons anti maladies cryptogamiques comme les Trichoderma, des Bacillus, des Pseudomonas... en parlant des Pseudomonas il faut s’en méfier particulièrement car depuis les premiers temps où je mettais le protocole en place, j’ai du me frotter la peau avec mon gant en caoutchouc et j’ai un pseudomonas qui pousse sur mon visage… c’est pas bien méchant, mais quand même. Il faut être prudent lorsque l’on manipule ces être vivant du sol : attention !
Une fois les gousses d’ail plantées autour de l’arbre, tête en haut bien sûr. Je récupère le fond des seau et je rajoute 2 cà s pour 10 arbres environ pour 20 litres d’eau, si possible de pluie. Je rempli mon pulvérisateur, ultra propre de tout produit chimique et je passe environ 2 litres sur les racines de l’arbre.
Ne vous en faite pas si quelques jours après vous commencez à voir des herbes pousser sous les platanes c’est normal, elles le peuvent désormais maintenant qu’elles sont branchées aux myceliums…
En réalité avec ce protocole nous n’avons fait que réintroduire les principaux acteurs d’un sol vivant et équilibré, où les pathogènes n’ont pas leur place.
Des feuilles toutes recroquevillées rouges et vertes pâle, c’est la cloque du pêcher : lorsque vous la constatez, il n’y a plus rien à faire; seul un traitement préventif est efficace.
Elle est causée par le Taphrina deformans, un champignon dont les spores rentrent dans l’arbre en hivers au moment où les bourgeons foliaires commencent à se former. Voilà pourquoi dés que les feuilles tombent il faut absolument passer un traitement, fin Octobre ou Novembre, puis reprendre le traitement une fois par mois à la fin Janvier jusqu’à ce que les feuilles soient parfaitement développées.
Pour traiter les plantes sont plus efficaces que la chimie ou les bouillies au cuivre, toxique pour l’homme à la longue : c’est bien plus agréable à effectuer que le vert de gris…
Ingrédients pour effectuer 200l de produit :
– 12 gousses d’ail,
– 12 c à s d’huile d’olive;
– 1kg de sarriette des montagne, Satureja montana, fraiche ou 250 gr sec
– 1kg de thym frais ou 250 sec
– 1kg de prêle fraiche ou 400 sec.
J’ai une préférence pour la prêle d’hiver qui me semble plus efficace. Prenez celle que vous trouvez localement.
Vous écrasez l’ail dans l’huile d’olive et vous le laissez macérer une nuit.
Vous mettez toutes les plantes dans une casserole de 10l d’eau de pluie ou filtrée. La casserole doit être en inox ou en fonte. Vous chauffez et au frémissement vous arrêtez et laissez refroidir. Il est important de ne pas faire bouillir car les sucres qui sont reliés aux triterpènes et aux autres molécules antifongiques risquerait de s’en dissocier, pour les rendre moins efficaces.
Lorsque l’infusion est froide vous y mélangez la macération d’ail et vous filtrez avec un tamis fin pour ne pas boucher les buses de l’aspergeur. L’idéal est un aspergeur en inox, car la sarriette attaque sévèrement le plastique.
Vos 10 litres de concentré doivent être dilués au 20ème pour être utilisés. Il faut donc 10 litres pour 200 litres de produit prêt à l’emploi.
Pour tout traitement vérifiez qu’il y ait une fenêtre météo de 5/7 jours sans pluie si possible.
Vous traitez au petit matin pour profiter du moment où l’arbre à l’habitude d’absorber la rosée; aidons nous de la nature c’est toujours mieux.
Ce genre de préparation est toujours plus efficace lorsqu’elle est dynamisée : je me place face au lever du soleil un baton à la main et pendant une heure je crée un vortex dans mon seau que je casse par un demi tour à l’envers une fois que je vois le fond du seau et je recommence. Cela peut sembler pénible et abrutissant mais en réalité c’est une expérience énergétique très agréable, proche de la méditation qui peut nous rendre étrangement proche de la nature. Il faut absolument essayer.
Après il faut compter entre 3 et 5 litres par arbres en insistant bien la première fois sur le tronc et les branches car les spores du champignon se logent dans les écailles des bourgeons floraux et les enfractuosités de l’écorce, pour pénétrer sous l’arbre au tout début de la formation des bourgeons floraux.
Faites moi part de vos résultats et dites moi aussi si vous avez amélioré la recette !
Herbicides are among the most remanent molecules created. Very difficult to degrade. However we just succeeded to get rid of them in 2 years. Yes it is now possible to depollute the soil from herbicides…
18 hectars of vineyard, 3 ha of orchard, South East of France, Spread with herbicides for more than 20 years, by farmers abused by the common credo of competition of annual herbs with 30m deep vine roots and 4 m deep peach tree roots.
30years of chemicals have sterilised the soil which became a sand beach with the organic matter left with erosion, and chemical nitrogen regularly spread to make halophyle plants grow just like in a saline spray, in the mid of the land! Lime stones have totally lost their structure as we can decipher from the bunches of Ambrosia and Xanthium… plants never lie.
Impossible herbicide molecules, which is confirmed by science as well as by the judgements from the French tribunals on the subject.
Impossible maybe because the soil after so many treatments became too poor to sustain the organisms which can digest and destroy these products …
To depolute the soil and bring it back to life we decide to try to install the beings which are normaly there in a sane soil, at least the ones which are easy to handle and reproduce in a lab : arbuscular Mychorize which are living in symbiosis with the plants of a sane place such as the Great American prairie.
One of the rare place on earth which still holds the entire biodiversity of mychorize… to put all the chance on our side we also added special depollution fungi like trichoderma and some symbiotic bacteria of the myceliums…
But why would we succeed to install them on this soil totally destroyed, when they cant do it naturally? Our experience can just be a disaster. So lets’ find what support they get in nature : what about the plants themselves? Sow plants in herbicide? Very funny ! and even if they escape from the remanent molecules only the ones capable of growing in deserts will succeed !
And NO ! Nature is stronger. we must think symbiosis : the seeds are all going to germinate and because the terrain is hostile they are going to look for the support of a symbiosis with the fungi spores and therefore be able to get enough food to grow.the spores are also going to germinate at the contact of fresh rootlets,which are going to procide the carbon needed to grow and look for water to be able to get enough energy to get the precious carbon from the tough herbicide molecules.
This protocole could be called wishfullthinking… hence all the harsh difficulties on the the soil, we decided to install the balance on top… Always look at the bright side of life like in the famous Monty python movie.
lets’ recap : good mood, a passage of a single plough at 8cm deep in the center of each ranks, a mix of 40 different local wild plants seeds inoculated with spores of 30 different AM fungi and 5 bacterias (grown in lab).
We sow in the furrow and wait for 2 years so that no bioindicator plants show up anymore.
Les herbicides sont parmi les molécules les plus rémanentes de la création. Elles sont très difficiles à dégrader. Pourtant nous venons de réussir à les faire disparaître complètement en 2ans. Herbicides résistants? pas tant que cela. Oui ! il est désormais possible de faire disparaitre les herbicides… de les digérer…
18 hectare de vignobles, 3 ha de pêchers, dans le Var, au Sud Est de la France, qui ont été arrosés d’herbicides, depuis plus de 20ans, par des paysans abusés par le credo ambiant voulant que des herbes annuelles fasses concurrence à de la vigne de 3O ans d’age, avec des racines de plus de 20m de profondeur et des pêchers aussi vieux qui plongent à plus de 4m de profondeur.
30ans de traitement chimiques ont suffit à stériliser le sol, qui n’est plus qu’un sable limoneux, la matière organique parti avec l’érosion, et l’azote amendé régulièrement sous forme chimique y fait pousser tout un tas de plantes halophile, les plantes de marais salant, au milieu des terres! Les argiles sont complètement déstructurés comme l’indiquent les plans d’Ambrosia et de Xanthium… Les plantes ne mentent pas.
Impossible de détruire les molécules d’herbicides, la science le confirme et les tribunaux français jugent en conséquence les fabricants.
Impossible peut être parce que le sol est devenu tellement carencé, tellement détruit par tant de traitements qu’il ne possède plus les ressources, la force, les organismes pour pouvoir digérer et détruire ces produits …
Pour dépolluer le sol, le ramener à la vie nous avons décidé de réinstaller les êtres présents dans un sol sain, les plus petits que l’on pouvaient maîtriser et les reproduire en laboratoire : les mychorizes arbusculaires qui vivent en symbiose avec toutes les plantes dans un terrain sain. Nous avons choisi ceux de la grande plaine américaine,
un des rares endroits qui en possède encore l’entière biodiversité… Pour mettre toutes les chances de notre côté nous y avons ajouté des myceliums de fungi dépolluants du type trichoderma, et quelques bactéries qui vivent en symbiose avec ces myceliums.
Mais pourquoi réussirerions nous à les instaler sur notre sol détruit, alors qu’ils n’y arrivent pas naturellement ? Notre expérience peut directement aller à l’échec. Alors utilisons les supports qu’ils utilisent dans la nature : les herbes. Elles ont toutes été éradiquées par l’herbicide… semons alors… Semer sur de l’herbicide? très drôle… Si les graines échappes au rémanences de produits chimiques, seules celles adaptées au désert vont pousser…
Et bien non ! La nature est plus forte. Il faut penser symbiose : les graines vont toutes germer et se trouvant en terrain hostile elles vont établir des symbioses le plus rapidement possible avec nos mychorizes arbusculaires et de cette manière vont pouvoir s’approvisionner malgrès ces conditions hostiles. Quant aux spores de mychorizes ils vontéclore au contact des racines toutes fraiches et vierge des graines en germination, qui vont commencer à leur donner un peut de carbone qui va leur apporter suffisemment d’énergie pour se développer, commencer à rapporter l’eau et à détruire nos molécules chimiques pour en tirer le précieux carbone…
En fait ce traitement désespéré pourrait s’appeler le traitement Coué, comme la méthode du même nom… Nous avons voulu, malgré toutes les difficultés en place, installer l’équilibre par dessus, comme si nous voulions informer les bactéries en place de l’intérêt d’un stade harmonieux sans pollution… Regarder du bon côté de la vie… always look in the bright side of life comme disent les Monty Python.
Résumons : de la bonne humeur, un passage d’une griffe au centre des rangs, pour casser la terre transformée en béton par des pratiques agricoles surranées, mélange de graines de plantes sauvages (une quarantaine d’espèces locales pour se donner de la chance) avec spores de myceliums développés en laboratoire (environ 20 espèces différentes d’endomychorhizes et d’ectomychorizes avec 5 bactéries).
On sème dans le sillon central, on attend 2 ans: plus aucune plante n’indique de pollution chimique.
Bio-indicators :
Weed is a concept, a myth invented, to sell us plenty of useless stuff and make us work, instead of better understanding the world around us.
In complement to what we publish, in the press or in books, instead of endlessly battling against weeds, let us rather try to understand why do they grow et what they are trying to reviel us about the state of our soil.
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